Xavier Darcos appelle les Aquitains à se mobiliser
Publié le 12 mars 2010 | Catégorie(s): Divers
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Discours prononcé lors du meeting du 11 mars au Palais des congrès de Bordeaux en présence de Xavier Bertrand, Alain Juppé et Jean François Copé.

Monsieur le Maire de Bordeaux, cher Alain Juppé,
Monsieur le Président du Groupe UMP, cher Jean-François COPE,
Monsieur le Secrétaire général du Mouvement populaire, cher Xavier BERTRAND,
Mesdames et Messieurs,
Mes chers amis,
Merci pour votre présence si nombreuse ce soir.
Depuis quelques semaines, les socialistes tentent de nous faire croire que leur victoire aux élections régionales est inéluctable.
Que ces élections sont un dû.
Une formalité.
La réparation d’une injustice commise par les électeurs aux dernières élections présidentielles et législatives.
Ils en sont tellement convaincus qu’ils s’offusquent de nous voir si décidés à contester la réalité de leur bilan, à dénoncer leur absence de projet, à pointer du doigt leurs divisions et l’échec de leur politique.
Ils sont tellement prisonniers de leur propre routine qu’ils s’étonnent de nous voir si présents, si actifs, si mobilisés dans nos départements.
Et ils sont tellement pressés de crier victoire qu’ils ne prennent pas le temps d’écouter ce que disent et pensent les Aquitains.
Dans quelques jours, ils présenteront sans doute une liste commune avec les écologistes du premier tour.
Peu importent les divergences qui les opposent depuis des semaines. En douze ans de compromis, ils ont eu le temps d’adopter la maxime d’Henri Queuille qui disait qu’en politique, « il n’est pas de problème qu’une absence de décision ne finisse par résoudre ».
Peu importe, à leurs yeux, de devoir renoncer pour cette alliance à certains projets essentiels pour l’avenir de notre région. De toute façon, s’ils ne s’entendent pas sur la LGV, c’est l’Etat qu’ils accuseront de cet échec.
Peu importent, pour eux, les enjeux immenses auxquels notre région devra faire face pour conserver sa qualité de vie, pour retenir ses jeunes une fois formés et pour créer davantage de richesses.
Ce qui compte, pour eux, c’est la perspective de reprendre bien vite le cours des mesures à ne pas prendre, des ambitions à ne pas avoir, des bilans flatteurs à faire établir par les journaux amis, bref, c’est de retrouver bien vite le petit train-train de l’immobilisme qui est malheureusement le seul que la majorité sortante du Conseil régional ait réussi à mettre sur rail depuis douze ans !
***
Si nous nous sommes engagés dans cette campagne avec autant de passion, autant de détermination, c’est parce que nous refusons qu’on continue à réduire, année après année, les ambitions et les horizons de l’Aquitaine.
C’est parce que nous voulons que notre région parle un peu moins d’elle-même, et un peu plus de ceux qui vivent dans nos territoires et les font vivre.
C’est parce que nous sommes convaincus que la priorité de notre région doit être de se montrer utile à ses habitants, et pas seulement aux intérêts politiques de ceux qui la gouvernent.
Et c’est parce que nous savons qu’en Aquitaine comme ailleurs, le programme du Parti socialiste ne répond pas aux attentes des électeurs.
Pourquoi un agriculteur du Lot-et-Garonne, un sylviculteur du Val-de-Leyre, un viticulteur du Médoc, dont les journées commencent si tôt et finissent si tard, qui connaît la valeur du travail, irait-il voter pour le candidat d’un parti qui prône les 35 heures et ne cesse d’affirmer que le travail est une souffrance, une aliénation ?
Pourquoi un jeune entrepreneur, qui consacre toute son énergie à faire vivre son projet, qui crée des richesses et des emplois pour notre région, irait-il voter pour une majorité qui a toujours préféré miser sur les très grosses entreprises ?
Pourquoi un électeur qui veut sincèrement œuvrer pour la protection de notre environnement irait-il voter pour un parti qui a trahi ses engagements en dénonçant l’une des mesures-phares du pacte de Nicolas Hulot, signé par sa candidate aux élections présidentielles, dès que notre majorité a voulu la mettre en œuvre ?
Pourquoi un Aquitain attaché à nos traditions irait-il voter pour un parti qui ne cache pas son intention de s’allier avec ceux qui condamnent en bloc la chasse et les chasseurs, comme si les chasseurs n’étaient pas eux aussi de vrais amoureux de la nature ?
Pourquoi un jeune apprenti, qui compte beaucoup sur sa formation pour trouver un emploi, irait-il voter pour une majorité qui n’a pas eu le temps, en douze ans, de mettre en place un plan ambitieux de formation professionnelle ?
Pourquoi un étudiant de Pessac, ville chère à Alain Rousset et dont j’ai visité la cité universitaire particulièrement vétuste, irait-il voter pour un candidat qui ne s’est jamais intéressé à son sort ?
Pourquoi un salarié de nos métropoles régionales, qui perd chaque jour un temps précieux dans les embouteillages, irait-il voter pour un candidat qui a renoncé à améliorer la situation pour ne pas compromettre son alliance avec les Verts ?
Vous le savez, mes amis, une campagne électorale, c’est toujours une aventure humaine, un moment de sincérité où l’on se dit tout.
C’est là, bien plus que dans les bureaux d’études du Conseil régional, que se livre la véritable Aquitaine.
Alors je veux parler au nom de tous les Aquitains qui, comme nous, attendent davantage de leur Région qu’un discours d’autosatisfaction permanente. Et je veux leur dire que l’équipe de la majorité présidentielle que j’ai l’honneur de diriger a une grande ambition pour eux et pour leur région.
*
Notre ambition, elle porte sur trois grands défis que nous voulons placer au centre de notre mandature.
1. Notre premier défi, c’est celui de la jeunesse.
L’Aquitaine attire chaque année plus d’habitants. Mais elle est incapable de retenir ses jeunes. C’est la conséquence d’une politique de formation professionnelle et de développement économique qui n’a pas su leur donner la place qui leur revient.
Le défi de la jeunesse, c’est en réalité le défi de toute l’Aquitaine.
C’est par elle que passe notre avenir.
Il ne sert à rien de parler d’une région plus solidaire si l’on ne met pas tout en œuvre pour que les jeunes générations, qui sont notre richesse, demeurent aux côtés de nos seniors.
La jeunesse d’Aquitaine, je veux qu’elle bénéficie d’une politique de formation professionnelle tournée vers les emplois de demain.
Ces emplois, dans les nanotechnologies, les métiers de l’énergie renouvelable ou encore les technologies de la communication seront leur meilleure garantie de pouvoir vivre durablement dans la région où ils ont grandi.
Je veux aussi que l’Aquitaine s’affirme comme une région pionnière en matière d’innovation.
Le plan de formation que je mettrai en œuvre, une fois élu, prévoira le doublement du nombre d’ingénieurs formés dans notre région d’ici à 2015.
2. Notre second défi, c’est celui du développement des petites entreprises.
Une région aussi importante que la nôtre ne peut faire reposer l’intégralité de son développement économique sur quelques grands pôles industriels.
Nous devons densifier, enrichir, vitaliser le tissu de petites et moyennes entreprises qui feront le développement, la richesse et l’emploi de tous nos territoires.
Je veux rééquilibrer les aides de la région pour qu’elles soient affectées, en priorité, aux entreprises qui créent des emplois, en particulier celles qui choisissent de s’implanter dans les territoires les plus défavorisés.
Je veux leur apporter de nouveaux services, car la Région ne doit pas être uniquement un guichet d’aides, d’ailleurs illisibles, mais aussi un partenaire attentif et réactif.
Je mettrai en place, notamment, un plan e-PME qui permettra aux petites entreprises de commerce, d’artisanat et de services, d’accéder plus facilement aux réseaux à haut débit, notamment en milieu rural où elles en sont encore trop souvent privées.
3. Notre troisième défi, c’est celui de l’environnement.
Je ne parle pas ici de l’écologie politique qui est le masque dont s’affuble la gauche altermondialiste pour se donner une image de modernité qui dissimule pourtant bien mal son archaïsme.
Je parle de l’immense chantier qu’a lancé notre majorité depuis mai 2007, avec le Grenelle Environnement.
Notre région a la plus grande forêt cultivée d’Europe.
Elle a l’une des premières façades littorales de France.
Elle a le plus beau bassin maritime que je connaisse.
Elle comprend des territoires montagnards fragiles.
Elle dispose d’une réserve d’espace qui représente un atout considérable. Mais elle n’est que la 22ème région de France pour les dépenses consacrées au développement durable.
Tout porte à croire que la Région Aquitaine n’a pas pris la mesure, pour l’instant, de l’extraordinaire défi que représente pour elle la question environnemental.
Le défi de l’environnement, dans notre région, c’est de répondre tout à la fois à la nécessité de mieux préserver nos milieux naturels tout en assurant le développement durable des activités humaines.
Ces deux objectifs, pour moi, sont indissociables.
C’est sans doute ce qui oppose le programme écologique de notre majorité avec le programme anti-économique de la gauche écologiste.
Nous voulons protéger l’environnement, ils veulent le scléroser.
Nous voulons des transports plus rapides, plus fréquents et plus propres ; ils veulent décider eux-mêmes de notre droit à nous déplacer.
Nous voulons adapter nos comportements, ils veulent nous les dicter.
Nous voulons le progrès, ils revendiquent la décroissance.
Bien sûr qu’il y a urgence à protéger notre environnement, à assurer la survie de certaines espèces, à limiter l’impact de nos activités humaines sur la nature.
Mais nous devons le faire sans dogmatisme.
Et lorsque j’entends parfois les discours de certains responsables du parti écologiste, je me dis parfois que s’ils avaient été consultés, il y a un siècle et demi, sur l’aménagement de notre région, le département des Landes serait encore le « Sahara français » dont parlait Théophile Gautier !
Le résultat de cette course à la décroissance, nous le connaissons déjà. C’est le retard pris par notre région dans la mise en place des équipements qui sont indispensables à son développement.
C’est l’axe autoroutier Bordeaux-Bayonne qui n’est toujours pas achevé.
C’est la LGV qui est vitale pour notre région et dont le financement tarde encore à être bouclé.
Miser sur l’environnement, c’est sortir de cette paralysie dans laquelle notre région a été enfermée depuis trop longtemps.
C’est aussi libérer l’extraordinaire potentiel de richesse que représente ce secteur.
C’est pourquoi je propose la création de deux nouveaux pôles de compétitivité, dont l’un sera dédié à la viticulture et l’autre, aux énergies du futur.
Nous devons pouvoir débattre librement de ces questions.
Ce n’est pas une question de dogme.
Ce n’est pas une question de parti.
C’est désormais une question urgente, celle des priorités que nous voulons fixer à l’aménagement de notre région.
C’est pourquoi j’organiserai, dans les trois mois qui suivront l’élection, un Grenelle de l’environnement régional en Aquitaine qui permettra de donner la parole à tous les acteurs économiques, sociaux, intellectuels, qui souhaitent débattre de cette question, afin que nous définissions, ensemble, un programme partagé de développement écologique.
*
Mes chers amis,
Nous devons être fiers de la campagne que nous venons de mener.
Nous n’avons pas cherché à dissimuler ce que nous sommes.
Nous avons affirmé l’ambition dont nous sommes porteurs pour l’Aquitaine.
Je suis fier d’être le candidat d’une majorité, d’un parti, qui derrière Xavier Bertrand, derrière Jean-François Copé, avec Alain Juppé, avec Michèle Alliot-Marie, défend l’action du Président de la République et qui a le courage de réformer notre pays.
Je suis fier de l’équipe qui mène cette bataille à mes côtés, parce que nous avons fait le pari de l’union et du renouvellement et parce que cette union portera ses fruits bien au-delà de cette échéance électorale.
Je suis fier de l’équipe qui mène cette campagne parce qu’elle est à l’image de l’Aquitaine.
Les Aquitains ne veulent pas d’une équipe qui soit le décalque de l’organigramme de la rue de Solférino.
La force de notre famille politique, cher Jean-François, cher Xavier, c’est de savoir se rassembler dans l’intérêt de nos concitoyens.
Les Aquitains pourront d’ailleurs le vérifier dès dimanche soir.
Dimanche soir, avec les candidats de la majorité présidentielle, je serai aux côtés des Aquitains pour continuer à défendre notre projet, avec la même équipe, la même ambition, la même envie de faire progresser l’Aquitaine.
Dès dimanche soir, les socialistes et les écologistes commenceront à se partager les places et à dépecer leur programme électoral du premier tour.
Nous devons dénoncer cette mascarade et mettre chacun devant ses responsabilités.
Pour cela, je vous demande de voter et de faire voter pour les candidats de la majorité présidentielle.
Je compte sur vous.
Je vous remercie.
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le blond bourgeois
12 mar. 2010
Bonjour Monsieur Xavier Darcos
les Socialistes ne sont pas propriétaire des bulletins de votes de nos concitoyens il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué
il n’y a que les batailles que l’on ne livre pas qui sont perdues d’avance nous n’avons pas de leçon à recevoir des Socialistes ils risquent de déchanter lors du premier tour il ne faut pas qu’ils prennent les Girondins pour des Girouettes
il me tarde dimanche soir
Bien Cordialement
Maxime du Pian Médoc
LAFAURIE
12 mar. 2010
Monsieur Le Ministre Xavier DARCOS
A quelques heures du 1er tour des élections régionales je suis déterminé et convaincu à poursuivre le combat afin de dissuader les récalcitrants , les indécis et toutes celles et ceux qui na comprennent plus ou pas bien l’intérêt de voter dimanche. A ce jour , j’ai pu distribuer au sein de ma famille et mes proches amis quelques procurations . Le victoire est à ce prix , bonne chance .
Très respectueusement
Bernard LAFAURIE
joussely michel
12 mar. 2010
Bravo pour ce discours auquel je n’ai pu assister, à mon grand regret.
Ancien membre de bureau de Chambre de Commerce et d’Industrie, je reste attentif aux réformes en cours et à celles ( nombreuses…) qui restent à faire, en vue de consolider et de créer les outils nécessaires au développement des TPE , anti chambres des PME.
Les financements et la fiscalité d’aujourd’hui sont elles adaptées à la réelle possibilité d’une TPE de devenir grande ou trés grande, comme ce fut le cas à l’époque des Wendel, Marcel Dassault, Sylvain Floirat et autres ?
Je ne le pense pas.
Quelques réformes règlementaires simples et peu coûteuses suffiraient à améliorer le sort des TPE et à ré-équilibrer l’égalité de chances sur tous les plans ( fiscal, juridiques, judiciaires, financiers, social…) entre les TPE et les grandes entreprises.
Mes meilleures salutations iront à ceux qui apportent leurs pierres efficacement dans l’intérêt de notre chère République.
TAFANI Evelyne
22 mar. 2010
Monsieur,
Votre éviction du gouvernement est injuste. Vous avez été un ministre de l’éducation très courageux et volontaire et on vous pardonne de ne pas avoir fait toutes les réformes que vous souhaitiez, les choses étant ce qu’elles sont en France.
Ce n’est certainement pas à cause de vous que la droite a pris une claque.
Bonne chance pour le reste de votre carrière.