Un dimanche à Thiviers
Publié le 13 octobre 2009 | Catégorie(s): Coup de coeur

Je lis ici ou là qu’on me prête l’intention paradoxale de ne vouloir être candidat aux élections régionales qu’à seule fin d’y être battu. Avec un cynisme achevé, certains prétendent même qu’être candidat à un poste suffit : ce serait une garantie de carrière plus sûre qu’une éventuelle élection. On décrit même cette circonstance tragique qui exposerait les personnalités politiques à la cruelle nécessité d’occuper les responsabilités qu’ils ont eux-mêmes briguées…
Ceux là ne connaissent rien de la politique. Pour comprendre les raisons de mon engagement dans cette nouvelle campagne électorale, il aurait fallu qu’ils viennent, ce dimanche, à Thiviers. Thiviers est une petite ville du nord de la Dordogne, à la frontière de l’Aquitaine et du Limousin, où se réunissaient dimanche les militants UMP du Haut-Périgord. Pourquoi Thiviers ? J’aimerais croire que c’est à cause de l’étymologie d’où provient le nom du village, dit-on : du latin trivia, qui indique une croisée des chemins. Heureux présage ! Mais, comme souvent en politique, tout est histoire d’hommes : Michel Jaccou, le maire de la ville et Alain Lucas, dont il fut le suppléant, sont à l’initiative de cette rencontre. Rien n’est plus encourageant que de retrouver, en ce dimanche matin, tant de visages connus, tant d’amis avec qui j’ai partagé des succès – et quelques échecs.
Car la politique ne se fait pas dans les palais de la République : c’est un art du concret et du possible. C’est une histoire humaine. Elle se fait dans les cafés, sur les marchés, dans les auberges ou les salles polyvalentes. Elle vit de tous ceux qui lui apportent leur désir d’être utile à autrui, depuis celui qui a passé la semaine à organiser la réunion jusqu’à celui qui, tout à l’heure, portera les chaises ou disposera les affiches autour de la salle. C’est à eux, qui donnent bénévolement beaucoup de leur temps tout au long de l’année, que j’ai voulu dire, ce matin, ma détermination à assumer la mission qu’ils m’ont confiée en me désignant comme leur chef de file pour les élections régionales. Je ne me déroberai pas. Je ne ferai pas défaut à mon camp.
Je serai donc candidat pour les élections régionales en Aquitaine. Je mettrai tout en œuvre pour remporter cette élection, difficile mais gagnable tant l’Aquitaine ressent le besoin de sortir de la routine dans laquelle elle s’est enfermée au cours de douze ans de mandat socialiste. Il va de soi que si je suis élu, c’est pour occuper pleinement cette fonction. Et si je perds cette élection ? Encore une fois, il faut vraiment ne pas avoir été à Thiviers dimanche pour envisager une telle hypothèse.

Cédric
13 oct. 2009
Quel plaisir de vous revoir Xavier Darcos à Thiviers ce dimanche. N’avez vous pas entendu à la fin de votre discours « Vous nous manquez à Périgueux » ? C’est pourtant la vérité, et je pense que le score de Périgueux lors des prochaines régionales, devrait vous le prouver, tant le désespoir des Périgourdins pour l’actuel Maire est flagrant.
Ces prochaines élections sont gagnables évidemment, tant l’incompétence de la gauche à gérer la région est visible, cette même gauche qui conduit une politique et une gestion désastreuse de notre département.
En bref l’espoir, c’est vous qui l’incarnez, ou plutôt c’est toi qui l’incarne Xavier .
Amitiés du Périgord.
frédérique
14 oct. 2009
oui c’est évident. la ferveur de la troisième circo est le reflet de toute la région Aquitaine.
on vous attend pour sortir le Périgord d’un mutisme infligé par les socialistes. Il faut impérativement que par le biais de la Région vous fassiez avancer le dossier Dordogne!! Les accés routiers en premier doivent être une volonté politique forte pour attirer les grandes entreprises car pour l’instant la plus grande en 24 est le CONSEIL GENERAL !!!L’économie est très fragile car très mal gérée. il nous faut des perspectives de créations d’emplois, c’est URGENT. il faut continuer à soutenir l’Agriculture en Aquitaine. Nous avons la chance d’avoir 5 départements dont la diversité agricole de productions est extraordinaire et est une richesse enviable mais fragile si on en prend pas soin. nous avons des organisations comme les CUMA et autres qui font avancer le métier en proposant des projets innovants. Le commerce et l’Artisanat sont très actifs, le nombre d’apprentis en augmentation le prouve!! l’aspect touristique n’est pas assez mis en valeur. il faut inciter les visiteurs à venir chez nous, mettre plus en avant l’accueil dans les fermes…et le tourisme de luxe est à developper également. il nous faudrait plus de « people »!! il ne faut pas oublier le quotidien de nos aînés qui ont de plus en plus de difficultés à se loger pour des raisons financières certes mais aussi par manque de place. là aussi l’Aquitaine a besoin de vous Monsieur Darcos. l’idée des micro-crèches, qu’en pensez-vous? car le secteur de la petite enfance a aussi besoin d’un sacré coup de pouce!!!
d’autres problèmes, d’autres secteurs…on pourrait en parler plus longuement tellement le sectarisme de la gauche en Aquitaine nous fait mal économiquement!!! mais tout ça vous le savez, Monsieur Darcos. Car qui mieux que vous connaît notre région?
je vous souhaite beaucoup d’autres Thiviers tout au long de votre campagne.
amitiés du Haut-Périgord.
Véro Raynaud
14 oct. 2009
Merci Xavier pour cette journée de retrouvailles périgourdines, nos militants sont heureux. A vos côtés, les Haut-Périgourdins seront mobilisés les mois qui viennent pour conquérir l’Aquitaine et la sortir de ce marasme gauchiste.
Bien fidèlement,
Michel
22 oct. 2009
Vous parlez de l’Aquitaine qui ressent le besoin de sortir de la routine dans laquelle elle s’est enfermée au cours de douze ans de mandat socialiste.
Je travaille dans les relations internationales, et trouve l’inertie de notre Conseil régional d’Aquitaine sur ce point vraiment incroyable, alors même que la crise mondiale demande de sortir d’urgence de la routine.
Pendant que nos quatre pôles de compétitivité semblent immobiles, d’autres régions françaises et européennes utilisent leurs clusters comme véritable fer de lance pour conquérir de nouveaux marchés, puis comme passerelles bien utiles pour faciliter l’accès de leurs PME à ces nouveaux marchés.
Ne serait-ce que pour renforcer le rayonnement de l’économie aquitaine à l’international, je vous souhaite un vif succès aux prochaines élections!
Daniel Lambey
25 oct. 2009
Monsieur le Ministre,
Vous avez le courage d’entreprendre une nouvelle campagne électorale – sans doute une redoutable campagne – et vous avez raison : c’est l’exercice normal de l’élu dans une république démocratique, le creuset de toutes les ambitions, la rencontre directe du candidat, des électeurs et de l’opinion. Cependant, dans le climat politique d’aujourd’hui, c’est la marque d’une rare fermeté de convictions.
Je lis avec plaisir et intérêt vos articles de blog, élégants, informés, réfléchis, positifs, sans toutefois être toujours d’accord sur des détails. C’est André Maurois qui rapporte dans son » Disraëli » — qui pourrait à bien des titres servir de modèle à nos élus — comment son homme illustre évitait l’expression directe de son désaccord avec ses interlocuteurs par un » peut-être » souriant, agissant en revanche toujours avec une vision claire de ses objectifs de long terme sans prendre forcément de position précise sur les sujets brûlants de l’actualité, au risque de l’impopularité. La pression de la presse, vous le savez, est proportionnelle à la complaisance de ses interlocuteurs. La réserve, qui n’est pas la langue de bois, est une attitude difficile mais rentable pour l’élu qui n’est pas tenu de toujours choisir entre parler ou se taire sur tout. Vous pouvez le faire ; vous devez le faire.
En Aquitaine, comme en France, l’électeur cherche abri derrière son élu pour exprimer ses rancœurs ; son état d’esprit, optimiste ou pessimiste, sa conviction sur l’intérêt général, ne s’exprime pas par son vote. L’électorat qui vote exprime son opinion immédiate sur le problème du moment ou la conviction générale de sa tribu. Votre objectif est donc de connaître les tribus de votre région, et les problèmes du moment qui touchent votre électorat. Le reste est billevesées… Bien sûr, il y a Sud-Ouest qui appartient à l’une d’entre ces tribus ; qu’à cela ne tienne ! Les caricatures de Disraëli dans une presse anglaise déchaînée ont été ignobles. Mais, une tribu n’est pas l’électorat et un journal ne fait pas une région, comme « la carte ne fait pas le territoire ».
Vous y arriverez ! Et je vous souhaite un franc succès en vous adressant le témoignage de mon estime.
D.L.