Donner / recevoir
Publié le 30 mars 2010 | Catégorie(s): Divers
« N’ayant rendu de services à personne, je n’ai pas d’ennemis », disait, je crois, Jules Renard. J’ai été élevé dans l’idée que vivre, c’est servir. C’est dire si j’étais d’emblée mal barré. Aussi ai-je parfois le sentiment d’avoir plus donné que reçu. Mais l’aigreur est dégradante et la nostalgie stérile. Nous nous sommes engagés, tous ensemble, en portant droitement nos convictions, en évitant dérapages ou démagogie, en montrant des perspectives que d’autres seront bien obligés un jour de rejoindre. Ces quelques mois ont été une aventure humaine passionnante, même si nous étions souvent seuls contre tous, martyrisés par une presse servile, tarabustés par les extrémistes, conduits à justifier nos choix comme si on nous les imputait à crime, balançant sans cesse entre les sujets locaux et la solidarité gouvernementale, ne sachant plus très bien de quoi on parlait tant les attentes confuses et la dépression générale semblaient tout obnubiler. Oui, ce fut une campagne exténuante mais exaltante. Elle m’a coûté cher. Mais je ne regrette rien. Je veux dire à tous ceux qui sont venus à ma rencontre, qu’on les ait convaincus ou pas, qu’à mes yeux la politique est un humanisme. Il n’y a pas toujours de cyniques plans de carrière derrière nos combats. Je veux dire à ceux qui nous ont fait confiance ma gratitude d’avoir dépassé le tintamarre pour écouter nos espérances. Je veux dire que ceux qui parlent au nom des gens et du peuple ne sont pas forcément ceux qui se gargarisent de social et de socialisme tout en faisant carrière. Je veux dire à tous les amis anonymes qui se sont dévoués pour que tous les problèmes matériels se règlent, sans rien attendre ni gagner, qu’ils font honneur à la vie publique, bien plus que ceux qui s’abstiennent en ronchonnant. Je veux dire que nous allons continuer à croire au partage, à l’ambition collective, au progrès. Notre seul ennemi, c’est le repli du chacun pour soi.

labarbe philippe
1 avr. 2010
Une grande leçon d’humanisme pleine d’exactitudes
Nous sommes fiers de vous quel que fut le resultat et vous souhaite un avenir à l’image de ce que vous nous avez apporté.
Guillaume
1 avr. 2010
Cher Xavier,
Nous avons tenu hier soir un Comité pour la 5ème circo de Gironde.
Tous les maires présents, les membres du Comité et de très nombreux adhérents se joignent à moi pour te témoigner toute la gratitude, la reconnaissance et l’estime que tu mérites, tant nous avons découvert en toi pendant cette campagne, un homme d’une grande sensibilité, d’un humanisme à revendre et empreint d’un sens aigu de l’intérêt général.
Nous sommes très fiers que tu ais choisi de présider notre Groupe au CR, car à l’évidence, ta vois comptera et portera.
Il y aura d’autres combats à mener. Sache pouvoir compter sur le soutien indéfectible de toute la 5ème Circo de Gironde.
Très amicalement,
Jean-Christophe Guillaume
Délégué 5ème Circo
Vanessa
2 avr. 2010
Cher Xavier,
Beaucoup de tristesse et d’incompréhension. Avec toute mon admiration et mon indéfectible amitié pour vous et Laure.
Vanessa
josiarri
3 avr. 2010
vous faîtes preuve d’une immense sagesse qui oblige en avoir pour soi
merci
André R
13 avr. 2010
Cher M. Darcos
Je ne sais pas si ces paroles peuvent être d’un grand réconfort, mais en politique l’inaction est fustigée et l’action vilipendée, de sorte qu’en embrassant la fonction ministérielle avec votre vigueur et vos convictions, votre sort médiatique était déjà scellé.
Il y a certes bien experts dans l’habillage, l’agitation, le simulacre de l’action, mais tel n’est pas votre cas. Si bien que vous devez, face aux critiques constantes dont vos actions ont été l’objet, garder une grande fierté et la tête haute.
Alors que la majorité souffre, vous avez, de par votre recul forcé de l’arène, la chance de pouvoir réfléchir à la manière de lui insuffler un second souffle.
Ce temps de la réflexion est utile et même hautement salutaire, car si l’on n’y prend pas garde, la majorité se présentera à la présidentielle à court d’idées.
Or, des idées, il y en a plein (si par hasard vous en manquez, je peux vous aider !), mais encore faut-il avoir le temps de les agencer en programme.
Bref, vous avez du pain sur la planche.
Cordialement
André R.
Frederic Langlois
15 avr. 2010
Je vous lis et j’apprécie votre ton. Le lyrisme ici sonne juste. Vous êtes sincère c’est une évidence. Il y aura d’autres combats disait un contributeur. Vous n’en serez peut être pas mais c’était votre honneur.
Ce sera votre honneur de conserver cette attitude. Vous m’impressionnez.